Huit heures sur l’horloge du salon, un léger carillon retentit, couverte de sueur, Eva se réveilla en sursaut, elle suffoquait. Mais que signifiait ce rêve absurde, la vie d'Anis était elle en danger? Eva se ressaisit, ce n’était que son imagination qui déraillait. Elle s’enferma dans la salle de bain s’affairant à sa toilette.
Afin de se changer les idées, elle sortit dans le grand jardin adjacent à leur maison, celui qui était relié à la forêt des Poudreuses sur le terrain des Herat. Elle se promenait un panier à la main, c’était la saison des cèpes et chaque année à cette période, elle allait ramasser quelques champignons dans la forêt. Eva n’aimait pas trop s’aventurer au fond des bois, dépourvu de tout sens de l’orientation, ne sachant distinguer le Nord du Sud elle se cantonnait donc à l’entrer pour ne pas se perdre.
Ramassant quelques cèpes de ci de là, elle s’aperçut que le panier était plein et que cela suffirait largement pour ce soir, elle y retournera la semaine prochaine à la recherche de nouveaux terrains propices à la cueillette. Ainsi, Eva marcha vers un petit chemin feuillu du bois lorsque son pied heurta un objet :
- Aie ! Eva se baissa et examina son pied qui n’avait rien, chaussée d’une petite paire de spartiate en cuir marron, elle aperçu l’objet scintillant et le ramassa. C’était un bijou, une bague en argent ornée d’un magnifique saphir rouge, celui-ci rayonnait étrangement. Lorsqu’Eva posa ses yeux plus profondément dans la pierre, elle remarqua une lueur captivante qui l’attirait de plus en plus à la contemplation. Ses muscles se détendirent, une chaleur agréable s’empara de tout son corps. Soudain, Eva sentie une présence derrière elle, détournant les yeux du bijou, des mains avaient recouvert ses yeux
- Bonjour ! Devine qui est-ce! dit une voix douce et amusée. Eva rangea le bijou dans sa poche.
- Euh ! Je ne sais pas… voyons voir… qui pourrait être cette personne que je vais tuer, tellement elle m’a flanqué la frousse ? Eva émit un petit rire, c'est bon Marissa je t'ai reconnue.
- Très bien! C’est bien moi! Tu pouvais me faire marcher quand même ! Mais heureuse de t’avoir fait peur ! Résignée, Marissa fit face à sa cousine.
- Ta voix est reconnaissable entre mille ! À mon grand regret ! dit Eva le sourire aux lèvres. Toutes deux s’esclaffèrent.
- Je suis passée chez toi pour te rendre une petite visite, et ta mère m’a dit que tu étais allez à la quête aux cèpes, donc je me suis dis que j’allais te donner un petit coup de main !
- C’est gentil ! Mais j’ai rempli le panier, si tu veux on peut aller prendre le thé à la maison ?
- Bien sur ! Mais je ne peux pas rester trop longtemps tu comprends ma mère à encore besoin de moi pour faire des gâteaux.
- Ta mère fait des gâteaux ? Et pour quelle occasion ? Pourquoi ne va-t-elle pas en acheter chez le pâtissier ? Ce sera plus rapide. dit Eva afin de conseiller au mieux sa cousine.
- Non, ce n’est pas une commande, maman donne juste un coup de main à une de ses amies, c’est pour les fiançailles de son fils ! avait annoncé Marissa indifférente.
Eva regarda sa cousine et ses yeux s’agrandirent.
- Ah bon ! C’est sympa de la part de ta mère… et… tu connais cette famille ? Eva bégaya un instant et se reprit.
- Euh... désolé Eva je ne me souviens pas de leur nom. Marissa baissa les yeux.
- Je t'en prie cesse donc la comédie! Tu sais pertinemment que c'est pour les fiançailles d’Anis!
- Eva! Je sais ce que tu ressens, mais je pense que tu dois passer à autre chose. Anis à déjà tourné la page. Les mots de sa cousine avaient dépassés sa pensée, Eva n'en fut bizarrement pas surprise.
Un silence pesant s'installa pendant quelques minutes. Eva baissa les yeux, ses traits s’étaient tendus, elle fit mine de s’occuper de son panier. Tout le monde savait à présent, c’était officiel, comment cela a pu arriver, pas Anis, pas celui avec qui elle imaginait passer le reste de sa vie.
- Eva ? Est ce que ça va ? dit Marissa inquiète.
- Oui… oui… Je ne pensais pas que vous étiez invités ? menti sa cousine.
- C’est le cas et c’est l’une des raisons de m’a visite, mais je ne voulais te le dire comme ça, je suis désolé.
- Et… tu comptes y aller ? dit Eva avec une curiosité mal cachée.
- Je ne sais pas… je n’ai personne avec qui y aller… toi tu veux y aller? je sais que tu ne souhaite pas le revoir mais cela te permettra peut être de faire face définitivement avec cette histoire et de l'oublier une bonne fois pour toute.
- Non, je n’ai nulle envie d’assister à ces pseudos fiançailles. De plus, il est hors de question que je t’accompagne! Si ma mère t’entendait… « Aller à des fiançailles sans invitation…» et qui plus est celles d’Anis, je l’imagine déjà… Eva était partagée entre la curiosité de revoir l'amour de sa vie et le dégoût de le voir au bras d’une autre. Celle pour qui il l’avait quitté et de surcroît celle qu’il allait épouser sous peu.
- Pourquoi faut-il que tu compliques toujours les choses ! Nous sommes cousine et l’invitation et valable pour toute notre famille. Je ne vois pas pourquoi tu parles de « pseudos fiançailles », Anis est un très bon parti, c’est un garçon très poli, très intelligent et… très beau de surcroît… Sihreen a beaucoup de chance.
Marissa était plongé dans ses pensées «d’Anis l’homme idéal » sans prêter attention une nouvelle fois à la portée de ses mots. Eva ne savait pas que sa cousine éprouvait autant d’admiration envers lui, ni pourquoi elle ignorait délibérément ce que Anis représenté pour Eva.
lundi 4 janvier 2010
La Hit Girl de la semaine!
Pour bien débuter notre semaine post-réveillon je vous annonce la première Hit Girl de l'année 2010, Diane Kruger actrice allemande.
Vous devez normalement connaitre cette sublime blonde qui a jouée dans plusieurs blockbusters tels que "Inglorious Basterd", "Benjamin Gates", "Troie"... Souvent classée pamis les femmes les plus belles au monde, elle l'est également pour son style très Coco Chanel (égérie en 2008).
Elle vient tout juste de signer un contrat avec L'Oréal pour ainsi rejoindre l'équipe de Ashwarya Rai, Milla Jovovich, Eva longoria ...
jeudi 31 décembre 2009
Lonely Eva
Voici mon premier montage photo sur le thème de mon roman, la musique "Water lily" à été composé par RR production.
Chapitre 1 : L'INVITATION (suite 3)
Eva se tut un instant les yeux fixés sur ses mains moites. Elle ne croyait pas un mot de ce qu’elle venait de dire. Elle se mordit la lèvre inférieure, le visage figé par cette nouvelle inattendue. Eva aurait tout donné pour se retrouver seule à cet instant. Elle allait craquer d’un moment à un autre. Malheureusement Altair n’en avait pas fini, les yeux rivés sur sa sœur, il avait mal pour elle et détester la voir ainsi.
- Eva… je suis désolé. Bien que Anis ait mal agit, il était mon ami et je peux t’affirmer que l’amour n’a rien à voir dans tout ça. Il n’avait jamais remarqué Sirheen auparavant et puis ils se sont rencontrés chez les Herat. Décidément cette famille ne lui apportait rien de bon. Et puis elle est tombée follement amoureuse et à jurer les grands dieux qu’elle n’épouserait que Anis. Sa Majesté en personne a donné sa bénédiction à cette union. Il ne savait pas où il mettait les pieds, maintenant il s’est résigné à se marier avec la nièce de notre souverain et ne peut plus faire machine arrière.
- Peu importe désormais. Merci de m’avoir prévenu, maintenant peux tu me laisser, il faut que je finisse de coudre mon gilet. Eva cherchait à couper court à cette conversation déplaisante. Elle ne pouvait plus retenir ses larmes, cependant elle se devait de faire bonne figure devant son frère et le raccompagna à la porte.
Celui-ci n’avait pas bronché, il n’avait jamais abordé ce sujet avec sa sœur depuis que Anis avait annoncé qu’il rompait ses fiançailles avec Eva. Il se retira discrètement laissant à contre cœur sa sœur faire face à ses démons.
Eva était anéantie, Anis et elle se connaissaient depuis l’enfance, ils avaient grandi ensemble jusqu'à ce qu’elle fut en age de se marier. Tous deux étaient liés depuis le berceau, Anis ne passait pas une journée sans voir Eva, la femme qu’il désirait depuis toujours. Depuis des mois qu’ils ne s’étaient pas croisés, il était facile pour Eva de se remémorer exactement tous les détails de son visage ; ses traits fin et raffinés, sa peau claire et laiteuse, sans imperfections apparentes. Une beauté basanée renversante, ses yeux vert-jaune étaient uniques en son genre, pénétrant et insistant lorsqu’il posait les yeux sur elle. Il ne lui restait que des souvenirs maintenant, Anis allait se marier avec Sihreen, la fille de Aquil, un homme qui ne reculait devant rien. Anis allait se marier avec une autre et cette idée la rendait malade, la nausée lui monta soudain à la gorge.
Tout le monde connaissait bien l’unique frère du souverain, Aquil un homme cruel et mesquin. Il collectionnait les maîtresses à la pelle et cela aux yeux de tous. Sa femme était morte à la naissance de leur fille Sirheen. Six mois plus tard il se remaria, mais telle une malédiction, celle-ci mourut un an après des suites d’une crise cardiaque. Ainsi, il ne lui restait que sa fille, son bijou l’appelait-il, à qui il ne refusait jamais rien. Sirheen était donc une fille immanquablement riche et gâtée. Se marier avec Anis, fils de commerçant, était pour elle l’ultime caprice.
Sirheen était une jeune fille de 18 ans, le visage rond, de grands yeux noisette, elle était charmante. Mais pas assez jolie pour qu’une horde de prétendants se bousculent au portillon, elle avait reçu plusieurs demandes, justifiées simplement par son appartenance au sang royal. Eva et Sirheen s’étaient rencontrées à plusieurs reprises chez les Herat, une famille dont elle était proche, puisque Sinar le fils aîné des quatre frères Herat avait épousé sa cousine Zina. Les Herat comme les Habiri étaient des familles immensément riches, d’un coté une famille de marchands d’armes et de l’autre la famille royale.
Sihreen n’avait jamais porté aucune attention particulière envers Eva, la saluant selon ses humeurs, elle ne considérait Eva que dans la mesure où elle était la sœur de Altair. Un bon ami de Anis qui avait repoussé à plusieurs reprises ses avances désespérées. Altair savait qu’il ne fallait pas s’approcher de la famille royale, qui plus est s’unir avec la fille de l’homme le plus redouté de Maroubila, Aquil Habiri.
Lorsque la porte fut close, Eva éclata en sanglot sans même s’en rendre compte. Ses larmes coulaient le long de ses joues, son drap recouvrait tout son corps. Elle était à présent anéantie, ayant perdu l’homme qu’elle aimait. Cette nuit fut la plus longue de son existence, elle n’avait fermé l’œil que trois heures durant lesquelles des cauchemars la hantaient. Elle marchait le long d’un pont non loin de la forêt, il faisait nuit, l’obscurité dominée l’environnement. Une lumière blanche et scintillante l’éblouit, attiré par cette lueur chatoyante elle s’en approcha à vive allure. Surgit de nulle part, derrière elle, Anis l’a retenue par le bras, « Eva je t’en prie ne fait pas ça ! » « Sauve toi !» Trop tard, sortit de la puissante lumière, une femme au visage magnifique le plaqua au sol et le poignarda sauvagement. Eva hurlait, pleurait, mais elle ne pouvait rien faire, cette femme, l’enveloppa subitement dans son manteau de lumière et s’enfuit.
- Eva… je suis désolé. Bien que Anis ait mal agit, il était mon ami et je peux t’affirmer que l’amour n’a rien à voir dans tout ça. Il n’avait jamais remarqué Sirheen auparavant et puis ils se sont rencontrés chez les Herat. Décidément cette famille ne lui apportait rien de bon. Et puis elle est tombée follement amoureuse et à jurer les grands dieux qu’elle n’épouserait que Anis. Sa Majesté en personne a donné sa bénédiction à cette union. Il ne savait pas où il mettait les pieds, maintenant il s’est résigné à se marier avec la nièce de notre souverain et ne peut plus faire machine arrière.
- Peu importe désormais. Merci de m’avoir prévenu, maintenant peux tu me laisser, il faut que je finisse de coudre mon gilet. Eva cherchait à couper court à cette conversation déplaisante. Elle ne pouvait plus retenir ses larmes, cependant elle se devait de faire bonne figure devant son frère et le raccompagna à la porte.
Celui-ci n’avait pas bronché, il n’avait jamais abordé ce sujet avec sa sœur depuis que Anis avait annoncé qu’il rompait ses fiançailles avec Eva. Il se retira discrètement laissant à contre cœur sa sœur faire face à ses démons.
Eva était anéantie, Anis et elle se connaissaient depuis l’enfance, ils avaient grandi ensemble jusqu'à ce qu’elle fut en age de se marier. Tous deux étaient liés depuis le berceau, Anis ne passait pas une journée sans voir Eva, la femme qu’il désirait depuis toujours. Depuis des mois qu’ils ne s’étaient pas croisés, il était facile pour Eva de se remémorer exactement tous les détails de son visage ; ses traits fin et raffinés, sa peau claire et laiteuse, sans imperfections apparentes. Une beauté basanée renversante, ses yeux vert-jaune étaient uniques en son genre, pénétrant et insistant lorsqu’il posait les yeux sur elle. Il ne lui restait que des souvenirs maintenant, Anis allait se marier avec Sihreen, la fille de Aquil, un homme qui ne reculait devant rien. Anis allait se marier avec une autre et cette idée la rendait malade, la nausée lui monta soudain à la gorge.
Tout le monde connaissait bien l’unique frère du souverain, Aquil un homme cruel et mesquin. Il collectionnait les maîtresses à la pelle et cela aux yeux de tous. Sa femme était morte à la naissance de leur fille Sirheen. Six mois plus tard il se remaria, mais telle une malédiction, celle-ci mourut un an après des suites d’une crise cardiaque. Ainsi, il ne lui restait que sa fille, son bijou l’appelait-il, à qui il ne refusait jamais rien. Sirheen était donc une fille immanquablement riche et gâtée. Se marier avec Anis, fils de commerçant, était pour elle l’ultime caprice.
Sirheen était une jeune fille de 18 ans, le visage rond, de grands yeux noisette, elle était charmante. Mais pas assez jolie pour qu’une horde de prétendants se bousculent au portillon, elle avait reçu plusieurs demandes, justifiées simplement par son appartenance au sang royal. Eva et Sirheen s’étaient rencontrées à plusieurs reprises chez les Herat, une famille dont elle était proche, puisque Sinar le fils aîné des quatre frères Herat avait épousé sa cousine Zina. Les Herat comme les Habiri étaient des familles immensément riches, d’un coté une famille de marchands d’armes et de l’autre la famille royale.
Sihreen n’avait jamais porté aucune attention particulière envers Eva, la saluant selon ses humeurs, elle ne considérait Eva que dans la mesure où elle était la sœur de Altair. Un bon ami de Anis qui avait repoussé à plusieurs reprises ses avances désespérées. Altair savait qu’il ne fallait pas s’approcher de la famille royale, qui plus est s’unir avec la fille de l’homme le plus redouté de Maroubila, Aquil Habiri.
Lorsque la porte fut close, Eva éclata en sanglot sans même s’en rendre compte. Ses larmes coulaient le long de ses joues, son drap recouvrait tout son corps. Elle était à présent anéantie, ayant perdu l’homme qu’elle aimait. Cette nuit fut la plus longue de son existence, elle n’avait fermé l’œil que trois heures durant lesquelles des cauchemars la hantaient. Elle marchait le long d’un pont non loin de la forêt, il faisait nuit, l’obscurité dominée l’environnement. Une lumière blanche et scintillante l’éblouit, attiré par cette lueur chatoyante elle s’en approcha à vive allure. Surgit de nulle part, derrière elle, Anis l’a retenue par le bras, « Eva je t’en prie ne fait pas ça ! » « Sauve toi !» Trop tard, sortit de la puissante lumière, une femme au visage magnifique le plaqua au sol et le poignarda sauvagement. Eva hurlait, pleurait, mais elle ne pouvait rien faire, cette femme, l’enveloppa subitement dans son manteau de lumière et s’enfuit.
mardi 29 décembre 2009
Cinema : Bright Star de Jane Campion
J'espère ne pas être déçu par ce film que j'attends depuis quelques mois, je ne peux que vous conseiller vivement de vous rendre à une séance le 6 janvier et d'apprécier ce moment. On en reparle dans 2 semaine ;)
Chapitre 1 : L'INVITATION (suite 2)
- Eva c’est moi, ouvre ma chérie ! avait dit sa mère d’une voix extrêmement et anormalement douce.
- C’est maman ! ouvre lui! Vite ! Eva ravala ses larmes et ramassa la boule de papier qu’elle cacha sous son oreiller. Son frère obtempéra, leur mère apparut dans la chambre, intriguée.
- Mes chéris pourquoi avez vous fermé la porte ?
- Euh… et bien… Eva ne sut trouver les mots rougissant de plus belle.
- Vois tu maman, Eva et moi tentons ardemment de réfléchir au cadeau que nous pourrions offrir à l’anniversaire de Marissa. Dit son frère sans mal, avec une décontraction étonnante.
- L’anniversaire de votre cousine n’est que dans trois mois, je ne vois pas pourquoi s’en souciait aussi tôt ? leur mère regardait ses deux enfants, les yeux écarquillés.
- Nous voulons juste trouver des idées communes, dés lors à Maroubila centre, nous n’aurons plus qu’à acheter le présent ! ajouta son fils de plus belle.
Leur mère n’ayant pas décelé une trace de mensonge dans ces dernières paroles acquiesça, leva les yeux vers son fils et le pria de la laisser seule avec Eva. Derrière sa mère, Altair sourit à sœur d’une étrange manière, comme pour lui montrait qu’il n’aurait pas aimé être à sa place. Il ferma doucement la porte et s’éclipsa.
- Eva il faut que je te dise quelque chose d’important.
Sa mère contempla les yeux miel de sa fille qui fixaient la porte en bois.
- Maman je comptais prendre mon bain maintenant, on en reparlera à un moment plus opportun. Dit Eva qui n’avait aucune envie de parler à sa mère, elle savait très bien que cela allait être gênant et qu’il était rare que sa mère la prenne en aparté pour des broutilles.
- Ma fille, ça ne va pas prendre trop de temps. Vois tu ma robe n’est pas encore prête pour la cérémonie, il me manque les dorures. D’après ta sœur Feryel seule la couturière des Herat en possède encore, après l’annonce officielle du dîner royal tout le monde s’est empressé chez le tailleur Sediki. Maintenant il n’y a plus un morceau de tissu dans toute la ville. Ma robe ne sera jamais complète sans ces dorures, j’aimerais donc que demain à dix heures tu ailles apporter ma robe chez les Herat afin que la couturière finisse le travail.
Sa mère la regarda dans les yeux, la suppliant avec un grand sourire.
- Et pourquoi ne pas demander à Altair, je n’ai nulle envie de rendre visite au Herat ! ils sont si hautains avec moi, jamais ils ne m’accueillent aussi chaleureusement qu’avec Altair où je ne sais qui ! et je suis prise à cette heure je dois aller acheter ma robe chez Sediki, ils possèdent toujours des robes en stock pour les moins coquettes. Soupira Eva pour conclure. Hors de question d’aller chez les Herat et de devoir encore une fois faire l’hypocrite afin de montrer qu’elle les appréciait. Eva n’avait jamais compris pourquoi les Herat la regardaient toujours avec autant de méfiance, comme si elle s’apprêtait à les attaquer avec des sabres et des lances, c’était absurde.
- Altair ne saurait formuler exactement ce que je désire à la couturière, il n’y connaît rien. Et tu sais que tes sœurs plus âgées n’ont rien à faire chez les Herat ou chez qui que ce soit sans une invitation au préalable. Allez ma fille soit gentille et rend moi ce service s’il te plait.
Eva fit entendre un long soupir, résignée, elle ne pouvait refuser cette requête de sa mère et hocha la tête en guise d’acquiescement.
- Merci ma fille, donc demain dix heures, je te laisse je dois aller préparer le thé, la femme de Souliane me rend visite aujourd’hui. Dommage qu’elle ne soit pas invité, la pauvre. Dit sa mère soulagée d’être cette année parmi ces privilégiés conviés au dîner royal.
Elle se leva et quitta la pièce laissant la porte entrouverte comme à son habitude. Eva se leva pour aller la fermer, lorsqu’elle se rendit compte que sa mère l’avait prié de se rendre chez les Herat d’une drôle de manière. Pour si peu, elle aurait pu l’annoncer devant Altair sans problème. Quelque chose de louche se cachait derrière l’attitude suspecte de sa mère, elle voulait que sa fille se rende chez les Herat mais pas juste pour leur couturière. Plutôt à un membre de leur famille, s’interrogeait Eva sans effort. Elle tourna la poignée de la porte lorsque brusquement Altair bondi devant elle :
- Tu es fou ! tu m’as fais peur ! Eva avait sursauté, surprise comme si elle pensait être seule dans la maison.
- Salut sœurette ! alors que voulait maman ?
- Et bien je dois me rendre chez les Herat pour finir sa robe, dit elle lasse et agaçait rien qu’a l’idée de revoir le visage de Rayane, le fils cadet des Herat. Altair réagit étrangement, il leva les yeux en l’air et ricana doucement.
- Génial ! ça fait un bon moment que tu ne leur as pas rendu une petite visite amicale, ils vont être très content de te revoir. Son frère la regarda avec un large sourire moqueur, Eva fit la grimace.
- Le plaisir ne sera pas partagé je te le confirme. Tu parles ! ils ne me supportent pas, toujours à m’ignorer ou à me snober, c’est leur manière de m’adresser leur hospitalité je pense ! dit elle en se pinçant les lèvres.
- Les Herat t’aiment beaucoup et je sais de quoi je parle. Mais j’ai une chose beaucoup plus importante à te dire. Eva le fixa longuement.
- Je t’écoute. Dit elle sans sourciller.
- Et bien… il hésitait. J’avais oublié de te dire… la famille Corbouss est également invitée au dîner royal ? Dit il en serrant les poings. La mâchoire crispée il n’osait pas croiser le regard de sa sœur. Celle-ci resta silencieuse trente secondes.
- Euh… Oui… je savais, comme chaque année... cela m’importe peu. Menti Eva non sans mal. Cette fois son frère la fixait longuement.
- Et bien, à titre informatif, pour ne pas que tu sois étonnée si tu l’apprends par quelqu’un d’autre… et bien… il hésita encore, puis se reprit et ajouta sèchement, on entend partout dire que durant le dîner royal seront annoncé les fiançailles d’Anis avec Sirheen Habiri.
Dés lors, ces derniers mots prononcés, Eva s’empourpra, confuse et désorientée. Elle eu pourtant la force de répondre à son frère pour ne pas laisser transparaître ses émotions. Le feu brûlait en elle, le désespoir de l’avoir perdu une bonne fois pour toute.
- Ah bon… je… ne savais pas… heureuse pour eux.
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