samedi 16 janvier 2010

Chapitre 1 : L'INVITATION (suite 8)


Altair était rentré à la maison, il salua rapidement les invités, intrigué par ses visages dépités. Lorsqu’il apprit la nouvelle, une rage indescriptible s’emparât de lui, il n’avait pu se contenir ce jour là. Face à Anis, il l’avait plaqué contre le mur, le poing menaçant. « Comment ose tu venir chez moi et annoncer cela sans aucune gène ». Ses parents et ses soeurs l’avaient retenu, Anis n’avait même pas essayé de se défendre, les bras le long du corps, la rage de son ami s’amplifiait encore plus. « A partir de ce jour je ne veux plus te voir traîner ici, oublie ma famille et ne t’approche plus jamais de ma soeur ». Depuis Anis avait déserté le quartier,  le revoir dans la forêt avait était un pur hasard, ou voulais t’il l’a revoir ? Eva ne savait plus ce qu’elle devait croire, il fallait qu’elle l’oublie au plus vite pour ne pas souffrir à nouveau.

Eva reprit ses esprits, suivant Rayane du regard, il s’était levée brusquement, son visage s’était transformé.
-          Je dois y aller Altair, j’espère te voir bientôt… tu peux passer quand tu veux à la maison. Rayane salua ses amis d’une poignée de main chacun, il avait l’air embarrassé une pâleur se remarquait sur ses traits.
-          Déjà ! mais tu viens à peine d’arriver, c’est tellement rare que tu passes… allez ne te fait pas prier, reste dîner à la maison avec Medhi et ma cousine. Altair le pris par l’épaule amicalement.
-          Désolé vraiment… je ne peux pas rester. Rayane regarda Eva, d’un œil noir. Je ne me sens pas très bien… je ferais mieux de rentrer. Il salua ses deux amis, tourna les talons vers la porte.
-          Tu ne vas pas utiliser mes propres répliques pour t’extirper d’une mauvaise situation ! lui lança Medhi gentiment. Des rires retentirent avec éclat.
-          Je n’oserai pas, ce n’est pas mon genre, vraiment… j’ai mal au crâne. Il regardait Eva la mâchoire serrée.
-          Eva s’il te plait apporte lui de l’eau, je ne veux pas qu’il me fasse un malaise. Rayane assied toi un instant!
Eva s’afféra à la cuisine, prit trois feuilles d’absinthe dans un des tiroirs. Elle les fit bouillir une minute dans de l’eau et laissa refroidir, puis versa l’infusion dans un grand verre. Elle le déposa sur un plateau et se dirigea dans le salon. Rayane était désormais blême, la tête entre ses mains, il marmonnait des mots incompréhensibles. Eva s’approcha, lui tendant le verre.
-          Voici pour toi, j’espère que ça ira mieux. Rayane leva les yeux, il fronça les sourcils, sa douleur s’accrut soudain. Malgré cela, il tendit la main pour prendre la boisson, ses doigts en contact avec ceux de Eva, il s’écroula sur le divan comme si il fut électrocuté. Tous s’étaient précipités autour du malade, Altair s’accroupit et tapota les joues de son ami.
-          Rayane ! réveille toi ! Rayane ! celui-ci ne bougeait pas. Eva occupe toi de lui, je vais chercher de l’aide. Celle-ci obtempéra sur le champ, elle s’asseya  prêt de lui. Sa cousine avait apportée des serviettes trempées dans de l’eau glacée. Le front du malade en fut recouvert aussitôt, sentant des gouttes qui dégoulinaient le long de son visage, celui-ci ouvrit les yeux doucement. Eva le regardait, elle lui prit la serviette pour l’échanger avec une autres beaucoup plus fraîche.
-          Ca va aller, Altair est allait chercher de l’aide. Dit Eva d’une voix douce et rassurante.
-          … hum… Ne me touche pas !... j’ai mal à la tête !... tu me fais mal! Rayane hurlait tellement la douleur était insupportable. Eva s’écarta d’un bon, il l’avait repoussait d’un revers de la main.
-          Je suis désolé, je ne voulais pas… Eva était inquiète pour lui, mais ne comprenait pas son agressivité envers elle. Il lui prit soudain la main, d’une voix à peine audible, lui murmura à l’oreille.
-          C’est toi Eva ! tu me fais tellement mal ! ce contact fut tel un électrochoc, il relâcha son emprise et sombra de plus belle. Altair réapparut accompagné des trois frères de Rayane, ils s’empressèrent à son chevet.
-          Que c’est il passé ? interrogea l’un des frères, il s’était adressait à Eva, la plus proche du souffrant.
-          Il se sentait mal… et je lui ai apportait un remontant qu’il n’a pas but… quand il s’est évanouit. Eva était gênée, elle ne se sentait pas à sa place autour de tout ce monde au regard accusateur. Oussim toucha le front de son frère, il était brûlant.
-          Ca lui arrive souvent ? demanda Medhi inquiet.
-           … Euh… Non, pas du tout. Répondit Oussim hésitant.
-          A-t-il avalé quelque chose ? A-t-il dit quelque chose? dit un autre de ses frères, Farés était le cadet, plus grand, plus imposant que les autres.
-          Non, rien du tout. Répondit Medhi. Mais il à parlait à Eva, je ne sais pas se qu’il à put lui dire, je crois qu’il délire ! Tous la regardèrent, celle-ci baissa la tête.
-          Qu’a-t-il dit Eva ? lui demanda son frère Altair, empressé.
-          … Il n’a pas tous ses esprits… J’ai l’impression qu’il divague… il n’a rien dit d’important ! Eva se sentit mal, des gouttes de sueur perlaient sur son front, l’atmosphère était pesante.
-          Peu importe ! je veux savoir ce qu’il t’a dit ! Altair cria sans s’en rendre compte, sa sœur fit un pas en arrière.
-          Inutile de t’énerver… Il m’a juste dit que je lui faisais mal… Mais tous pourront te dire que je n’ai absolument rien fait ! je ne comprends rien ! Les larmes aux yeux, Eva était à bout de nerf. Soudain Rayane reprit conscience, tous se détournèrent d’elle pour accueillir le malade.

MANGA : Vampire Knight


Ça va bien faire 10 ans que je ne m'intéressais plus aux mangas, j'adore ça mais je ne trouvais plus de bons mangas comme dans l'époque Dorothée: Ranma 1/2, Max & Cie, Sailor Moon, Dragon Ball Z, Les Chevalier du Zodiac, Ken le survivant et j'en passe sont  les mangas qui ont bercés et parfois animés (Ken) mon enfance.

Donc, j'avais envie de regarder un bon anime avec de bons dialogues (Sailor moon c'était cool à 10 ans), alors on m'a parlé de Naruto (toujours pas regardé) je me suis dis c'est pour les mecs, One Peace: j'aime pas du tout les graphismes, pour l'histoire je n'ai pas vraiment suivi, Fruit Basket : trop lolita!

Finalement par hasard je suis tombé sur Vampire Knight, vous allez me dire "c'est l'effet TWILIGHT" comme m'a dit une certaine personne, et bien non. Que ça puisse parler de vampires ou d'autre chose, le constat est le même : C'EST UN MANGA DE  QUALITÉ! tout est irréprochable, les dessins, la musique, les dialogues et enfin l'histoire: Romantique je vous l'accorde, mais pas de répliques mielleuses à en maudire l'amour en soi.

Je ne peux que vous conseiller vivement cet anime, même pour les non-adeptes de dessins animés ou de mangas, je suis persuadé que vous allez aimer.




mercredi 13 janvier 2010

Chapitre 1 : L'INVITATION (suite 7)

Eva regardait ce trio complice avec envie, Altair avait le don de se faire de vrais amis, il était si attachant que tous lui vouaient une amitié sans borne. Même Anis l’adorait, jusqu’au jour où celui-ci vienne demander la main de sa soeur. Altair était fou de rage, il n’était pas d’accord quant à cette union, il disait que Anis n’était pas un bon parti, qu’il ne montrait jamais son vrai visage. Ses parents n’avaient pas jugés cela très grave et quand bien même, il changerait après le mariage.
Eva était donc fiancée depuis une semaine que son futur époux fit marche arrière. Il s’était rendu avec sa mère et ses deux sœurs annoncer la nouvelle des plus surprenante. Les Corbouss étaient très mal à l’aise, la mère annonça à la famille Ashimine que leur fils ne voulait plus épouser leur fille car il ne se sentait pas prêt. Anis baissait la tête, la honte l’empêchait d’affronter les regards qui le foudroyaient.
-          C’est son choix et nous le respectons. Eva est très jeune, elle aura d’autres propositions, ce n’était pas écrit. Dit monsieur Ashimine calme, les yeux rivés sur le jeune homme qui ne levait toujours pas la tête.
-          Je… je vous présente mes excuses les plus sincères Ledoni, mon fils a fait preuve de précipitation et de stupidité. Je ne puis contenir m’a gène, vous êtes une famille respectable et je suis consciente que ce revirement de situation fera beaucoup de bruit dans le quartier. Dit la mère d'Anis, le visage serré, elle tenait un mouchoir de soie qu’elle ne cessait de froisser nerveusement.
Eva était dans la cuisine, la porte entrouverte, ses quatre sœurs étaient cachaient derrière. Elles écoutaient la conversation avec attention, tandis que leur sœur des plus concernée faisait la vaisselle.
-          Mais laisse moi de la place Feryel, tu m’écrases les pieds ! dit Sania en chuchotant nerveusement.
-          Je suis désolé, mais je ne vois rien avec ta touffe de cheveux !
-          Chut ! toutes les deux, on va vous entendre, déjà que c’est mal barré, restez discrète ! Leur intima leur sœur aînée Milha, d’une voie cinglante.
Eva ne leur prêta aucune attention, le visage fermée, elle fixait au loin par la fenêtre les arbres de la forêt, tout en essuyant la vaisselle. Une fois finie, Eva ouvrit la porte de la cuisine brusquement. Tous dans le salon se retournèrent un à un et ses sœurs démasquées s’enfuirent dans la cuisine honteuses.
Eva, nerveuse marchait indifférente vers l’escalier. Elle n’avait même pas prit la peine de saluer les invités, ni même de remarquait qu'Anis s’était levé lorsqu’elle avait surgi. Montant les marches deux par deux, elle atteignit rapidement sa chambre et s’enferma à clef. Elle ouvrit la fenêtre, s’accouda sur le rebord et prit une grande bouffée d’air. En début d’après-midi, il faisait lourd, le soleil tapait fort, aucuns nuages n’étaient visibles pour adoucir ce climat caniculaire. Eva, regardait au loin sans intérêt, obnubilée par la présence de ces ôtes. Anis était chez elle, non pas pour rendre visite à sa fiancée comme tout jeune futur époux. Non, il était là pour l’humilier devant toute sa famille. Sans être prévenu au préalable, Eva ne savait pas qu’il avait changé d’avis, qu’il ne voulait plus d’elle. Elle aurait put être sous le choc, pleurer même, mais étrangement cela ne venait pas, elle ne savait pas pourquoi la nouvelle ne l’avait pas autant heurtée.

Cela cachait sûrement un dysfonctionnement en elle, voulait elle inconsciemment refouler cet événement, qui tel une bombe à retardement allait exploser d’un moment à l’autre.

lundi 11 janvier 2010

La Hit Girl de la semaine!



























Voici la jeune et jolie Keira Knightley qui selon moi est l'une des rares talentueuses actrices à se préserver des médias. Elle ne sort que pour la sortie de ses films et c'est toujours un immense plaisir d'admirer avec qu'elle classe elle sait s'habiller!

Elle à été durant l'année 2008 l'égérie de Chanel (Coco mademoiselle), toujours très classe et simple à la fois. Une actrice qui collectionne les rôles d'époques (Orgueils & Préjugés, Reviens moi, The Duchess, Silk...) où elle y fait également figure d'icône de la mode.


dimanche 10 janvier 2010

Chapitre 1 : L'INVITATION (suite 6)

Ce fut les derniers mots qu’elle prononça à son ancien ami, à son ancien amour, elle regrettait pourtant de s’être emporter ainsi. Fallait il l’ignorer, rebrousser chemin sans lui parler, Eva ne voulait pas agir ainsi. Ne voulant pas lui montrer toute l’importance qu’il représentait pour elle, l’indifférence était sa seule arme.
Mais ce jour là, il lui avait parlé en premier, elle ne pouvait faire autrement et puis il avait retrouvait Sissou. Ce souvenir, elle le ressassait constamment nuit et jour, chaque détail l’avait marqué, la façon dont il lui avait parlait, sa démarche, son sourire toujours aussi ravageur. Et puis ce visage, si beau et si triste à la fois.

Arrivée devant le pallier de la maison, Eva et sa cousine parlaient et rigolaient à voix basse. La première ouvrit la porte et entrèrent toutes les deux dans le couloir qui donné directement dans le salon. Son frère Altair était assis, sur le divan en velours beige, il riait à gorge déployée, avec deux jeunes hommes à ses côtés.
Le premier était brun, les yeux marron foncés, bien en chair il était en train de parler. Le second était mate de peau, un hale doré mettait en valeur ses yeux bleus, celui-ci ne lui était pas inconnu.  Les deux jeunes filles s’approchèrent un peu plus, elles ne pouvaient regagner directement la cuisine autrement. Tous les regardèrent longuement, celles-ci ne disaient rien, elles baissèrent les yeux, Altair se leva d’un bond et s’approcha de sa sœur.
-          Eva ! te voila enfin ! je te cherchais partout ! je te présente mon ami Mehdi, il habite la ville voisine de Kaleà et Rayane Herat que tu connais déjà je crois. Eva s’avança vers les deux hommes et leur fit un signe de tête en guise de salutation.
-          Bonjour… elle rougit un peu et tourna les talons vers sa cousine, celle-ci les avait saluée de loin.
-          On y va. Dit-elle doucement, d’une voix à peine audible. Maman m’attend.
-          Maman est chez Souliane avec les filles, il faut croire qu’elles n’a pas eu la patience de  t’attendre… dit-il en ricanant légèrement. Et si vous restiez avec nous ? plus on est de fou plus on rit! non ? Son frère attira sa sœur par le bras et pria sa cousine de prendre place sur le fauteuil d’en face, ce qu’elle fit avec ravissement. Eva ne pouvait refuser sous le regard des invités, elle déposa son panier sur la table de la cuisine et prépara des boissons fraîches pour ses hôtes.

Cinq minutes plus tard, Eva réapparut un plateau à la main, elle le déposa sur la table basse du salon devant le divan. Elle prit place sur le fauteuil voisin de sa cousine qui attendait quelque peu gênée de se retrouver seule avec trois jeunes hommes.
-          Je te remercie Eva. Dit son frère chaleureusement.
-          Alors Mehdi, raconte nous la fin ? Altair regarda son ami d’un air dés plus intéressé.
-          Où en étais-je… ah oui ! elle m’avait donc donnée une part de gâteau que j’avais refusé gentiment, elle insista j’ai donc goûté par politesse. Il était infect ! Toute la famille me regardait manger avec autant d’attention, je ne savais plus où me mettre. C’est alors, que son père m’invite à fumer la chicha, j’ai refusé poliment encore une fois. L’ambiance était bizarre, on dirait qu’on assistait à une transaction secrète, son père me dit:
     « Alors, qu’a tu décidais mon fils? Ma fille est belle, intelligente, bonne ménagère et elle sait cuisiner ! Tu ne trouveras pas mieux dans tout le pays»
-          Alors moi je ne comprenais rien de ce qu’il me disait, je pensais être venu pour lui acheter des chevaux, comme me l’avait dit mon père. Je me suis retrouver au beau milieu d’un piège  matrimonial, cet homme voulait me refourguer sa fille ! Eva regarda le jeune homme parler, son histoire la faisait rire, d’où son sourire marqué. Rayane écoutait impassible, son visage était fermé. Seuls les rires de son d'Altair détendaient l’atmosphère étrange qui s’installait.
-          Ah ! mon pauvre Mehdi ! mais qu’est ce que tu es allais faire là bas, tout le monde sait que Moncef est un rustre, il t’aurait offert sa fille gracieusement pour une poignée de cacahuètes ! Avec huit filles sur les bras, il en à plus qu’assez ! Altair se moquait de son ami tout en regardant sa sœur du coin de l’oeil.
-          A peine avait il appelé sa fille pour me l’a présenter, que je me suis enfuit. Je prétextai une soudaine migraine et qu’il fallait d’urgence que je rentre à la maison. Le jeune homme se mit à rire.
-          Peut-être que c’était la femme de ta vie, qui sait ? renchéri Rayane moqueur sans sourcillé. Tous esclaffèrent.

samedi 9 janvier 2010

FRICASSÉ A LA TUNISIENNE



La pâte :
500g de farine
1 œuf
1/2 cube de levure de boulanger
1 bon demi-verre d'huile de tournesol
1 pincée de sucre
1 cuiller. à café de sel

La farce :

Sauce (pas très piquante)
1 filet d’huile d’olive
1 oignon
1 tomate
250 g de thon nature

300 g crevettes cuites
4 œufs durs
Olives (noires, verts)
câpres
Champignons de paris (précuits)


Préparation de la pâte :
Délayer dans un grand bol la levure dans 2 cuillères à soupe d'eau tiède, y ajouter 1 cuillère à soupe de farine. Mélanger les 2 éléments, couvrir d'un torchon propre et laisser lever pendant 1 heure.

Dans un grand saladier verser le reste de farine, le sel le sucre et les mélanger, faîtes un trou au centre y verser le levain, l'huile, et l'œuf. Mélanger le tout avec la main et en faire une boule, l'étaler sur un plan de travail ou une table farinée et pétrir pendant 15 à 20 min en tournant la boule dans tous les sens jusqu'à obtention d'une pâte a consistance élastique et un peu collante.

Prélever des morceaux de pâte de la grosseur d'un gros abricot, 5 cm de diamètre environ.
Former des petits pains ovales et les poser sur un plateau fariné en les espaçant pour qu'ils gonflent, couvrir de plusieurs torchons propres et les laisser lever 1 h.


Préparer une sauce, dans une casserole verse un filet d’huile d’olives, ajouter l’oignon haché, la tomate (sans la peau) coupée en dés très fins, la moitié d’une cuillère à soupe de tomate concentré laisser frémir 5 min.

Assaisonner le tout d'un filet de citron, sel, poivre, safran, curry. Ajouter le thon et les œufs et les crevettes cuites coupés en petits morceaux et les câpres.

Chauffer l'huile dans une friteuse ou une poêle, les faire frire et attendre qu'ils prennent une belle couleur dorée, les retirer à l'écumoire pour qu'ils s'égouttent et les déposer sur du papier absorbant

Couper les fricassés en deux d'un seul côté et les farcir avec la farce et servir chauds ou froids.

Recommandation : l'huile de friture ne doit pas être brûlante. Pour être sur, y plonger un petit morceau de pâte qui doit dorer tout doucement.

BON APPETIT !


Chapitre 1 : L'INVITATION (suite 5)

Eva n’avait pas parlée avec son ami d’enfance depuis tellement de temps, depuis cette fameuse journée où ils s’étaient croisés dans la forêt des Poudreuses il y a six mois, elle n’avait jamais eu l’occasion de le revoir auparavant. Cette après-midi là, Eva se promenait dans les bois vêtu d’une longue robe à bretelles en soie blanche. Dans ses bras un petit chaton que lui avait offert son frère Altair, elle l’avait baptisé Sissou. Un adorable chaton noir et blanc qui ne l’a quittait jamais. Il faisait très beau ce jour là, les rayons du soleil traversaient les arbres avec puissance. Ils éclairèrent toute la forêt des plus verdoyantes. Eva sortait très peu en ville, elle adorait la nature et ne comptait pas les heures passait à se promener dans la forêt où à s’occuper du jardin. Il était tard, la nuit allait tomber, Eva voulut rentrer à la maison, mais Sissou s’était enfuit à l’affût d’un rongeur, il courait tellement vite, qu’elle ne put le rattraper.

- Sissou ! Sissou ! allez reviens ! sil te plait !
Eva l’appela mais en vain, elle décida de partir à sa recherche avant que la pénombre ne l’y empêche. Il était bien 17 heures et la nuit tombait très vite. Eva suivit les traces de son chaton. Rapidement, elle se retrouva entourée d’arbres identiques, des arbres à perte de vue. Elle commençait à paniquer, elle était bel bien perdue dans cette immense forêt de dix milles hectares. Eva s’arrêta et regarda autour d’elle. Soudain, elle entendu un bruit de crépitement de feuille et de branche derrière elle.

- Salut Eva, c’est ce cascadeur que tu cherches ? dit une voix grave et suave. Eva se retourna brusquement et aperçu son interlocuteur, son cœur faillit s’arrêter de battre. Cependant elle fit mine de ne pas lui prêter d’attention. Elle observa son chaton, résigné le corps recouvert de feuilles et de terre, emprisonné par de grandes mains, les pattes bâillantes au dessus du sol.
- Sissou tu es tout sale ! qu’est ce qui t’es arrivé ? le chaton la regarda et miaula.
- Je pense qu’il ne te répondra pas ! il se mit à sourire. Je l’ai trouvé dans un trou de taupe, le pauvre miaulait tellement fort que je l’ai entendu de l’autre côté de la forêt. Je t’ai également entendu, ce qui m’a encourager à retrouver ce vilain vagabond. Son sourire se marqua encore plus, ses dents étaient d’un blanc éclatant.
- Euh… et bien merci Anis… je ne l’aurais jamais trouvé toute seule. Eva avait désormais les joues en feu, elle ne pu contenir sa gène.
- De rien très chère, à ton service ! un silence s’installa, pour détendre l’atmosphère il ajouta. Comment vas-tu depuis tout ce temps ? toujours aussi magnifique. Anis lui tendit le chaton tout en la regardant dans les yeux, Eva rougit encore plus, son cœur battait à tout rompre.
- Je vais bien merci… et toi ? elle balbutia et fit mine de ne pas avoir entendu le compliment.
- Tout va bien de mon côté… merci de t’en souciait. Il l’a gratifia d’un large sourire enjoué, pensant qu’elle ne prendrait pas la peine d’en savoir plus sur lui. Tout deux gênés, le silence s’installa de plus belle durant plusieurs longues minutes

- Eva… Il faut que je sache ! pourquoi es tu si distante avec moi? Autrefois nous étions si proches, si complices… tu me manques… Il regardait désormais le ciel mélancolique, la mâchoire serrée. Eva ne put s’empêcher de l’admirer, aussi beau que dans ses souvenirs, aussi grand que dans ses rêves. Sa chevelure châtain clair était coiffée naturellement vers le haut, sa carrure d’athlète était la même. Ses muscles saillants mettaient en valeur un t-shirt bleu marin et un pantalon en toile noir.

- Je penses que nous nous sommes tout dit Anis… je… je ne puis continuer à faire comme si nous étions amis, tu sais ce que je pense de tout ça, maintenant je te prie de m’excuser on m’attend chez moi. Elle le toisa quelques secondes et se dirigea vers le chemin sinueux non loin.
- Attend Eva ! Il l’agrippa par le bras. Je sais que tout a mal tourné pour nous et j’en suis navré, je m’en veux tellement si tu savais ! Il regardait le sol.
- Anis je t’en prie, inutile de ressasser le passé. Dit Eva les mains tremblantes, elle ne le regardait pas, dos à lui, une rage indescriptible l’a submergea, des souvenirs de leurs jours heureux lui vinrent à l’esprit.
- Eva je pense sans arrêt à toi, je me remémore constamment tous ce que nous avons vécu… notre avenir gâché … je m’en veux tellement… Ces yeux s’étaient assombris, il parlait avec souffrance. Eva se tourna face au jeune homme le regard noir.

- Si tu y tiens Anis, je vais te dire les choses pour la dernière fois ! Celui-ci fronça les sourcils. Ne t’imagine pas une seconde qu’il aurait pu avoir un avenir commun entre nous, tu m’as trahi, blessé et comme si ce n’était pas suffisant, devant toute ma famille… si ta culpabilité te ronge à ce point cesse de penser à tout ça… arrange toi pour ne plus jamais me revoir… Eva était empli de rage, le revoir, l’entendre prononcer ces mots l’a faisait souffrir atrocement.
- Tu… tu me suggères donc de quitter la ville, Eva ? de ne plus te revoir ?
- Je ne suggère rien, toi seul es en mesure de savoir ce qui est le mieux pour toi. Tête baissée, Eva senti Anis la fusiller du regard, se contentant ainsi de regarder ses sandales pour ne pas l’affronter.
- Tu penses donc que j’ai eu le choix ! de braver ta famille et la mienne ! les convenances ! les qu’en dira t-on ! afin que tu sois mienne et ensuite te repousser et te déshonorer devant les tiens ! Eva si tu savais tout ce que j’ai enduré, tout ce que j’ai dû supporter… Anis serra la mâchoire, les poings fermer il fixait encore le ciel.
- S’en est trop ! je ne puis écouter l’ampleur de ta souffrance et tes excuses incessantes! je suis désolé Anis, quand bien même ta souffrance serait telle que tu en mourrais, jamais je ne pourrais te pardonner, au grand jamais ! maintenant je dois rentrer. Eva le regarda une dernière fois, elle savait que ses paroles étaient les plus blessantes qu’elle n’avait jamais proférées et que Anis serait blessé. A ce jour elle n’avait plus rien à perdre, peut être voulait elle regagner une fierté qu’elle avait perdu à cause de lui.
Elle tourna les talons et s’en alla, Sissou dans les bras, il miaulait doucement, elle ne se retourna pas et se martela dans la tête pour garder son sang froid : « il ne s’est rien passé, il ne s’est rien passé ».