dimanche 28 février 2010

Chapitre 3 : suite 4

(Afin de pouvoir suivre l'ordre du chapitre 3 voici les parties antérieures)


-          Merci ma…dame… bégaya Eva.
-          Inutile de me remercier, je ne fais que dire tout haut ce que toutes et tous pensent tout bas mon enfant. Mais trêve de bavardage, j’ai quelque chose à te montrer maintenant. A ces mots, Eva jubila, Mme Herat l’attendez t’elle aujourd’hui ?
-          Madame, comme je vous l’ai dit un peu plus tôt je suis venu parler à Rayane d’une chose importante et je ne peux pas rester trop longtemps.
-          Eva, ne t’inquiète pas, il n’y a rien que Rayane doive savoir à propos de toi et qu’il ne sache déjà. Celle-ci se leva toujours avec autant de classe et emboîta le pas vers la bibliothèque tout à coté de la table à manger. Elle se baissa et s’empara d’un livre à la couverture bleu marine ranger sur la dernière étagére, étrangement il n’avait pas de couverture.
-          Tiens Eva, se livre est pour toi, je te l’offre. C’est un roman inspiré des légendes et des contes du pays, je suis sure que tu vas beaucoup apprécier ! Elle lui tendit le livre sans la regarder et se dirigea vers une petite porte de couleur argentée. 
-          Je vous remercie madame, et moi qui cherchais de nouveau livre, merci beaucoup ! La gratifia Eva.
-          Ce n’est rien, si tu as envie de renouveler ta collection, tu peux venir te ravitailler ici quand bon te semble. Mme Herat lui sourit et fit face à la porte, farfouillant dans la poche de sa robe, elle en sortit une clef en or. Elle déverrouilla la porte, l’ouvrit et s’approcha ensuite d’Eva.
-          Personne n’est jamais entré dans cette pièce mise à part moi, c’est un endroit que je tiens à partager. J’y avais réservé l’accès à mes futures belles filles, toi tu es comme ma fille, donc il est logique que je te montre ce qu’il te revient de droit. La voix de madame Herat avait changée, elle s’était encore plus adoucie, on pouvait clairement comprendre que l’absence d’une fille parmi ses fils avait était un manque pour elle. Eva ne comprenez que très peu ce qu’elle sous entendait, mais elle préféra se taire et découvrir de quoi elle voulait parler.
-          Maintenant je t’en prie, entre avec moi. La maîtresse des lieux l’invita à entrer, une main entraînante et chaleureuse posée sur le dos de la jeune fille. Eva obtempéra et l’a suivi sans se soucier de ce qu’elle aller découvrir. La pièce était extrêmement éclairée et plus elles avancèrent et plus Eva constatait que la pièce était gigantesque. D’abord elle remarqua que l’immense chambre était divisée en deux étages, un lustre en cristal magistral dominait le centre de la pièce, faisant miroiter la lumière en de multiples rayons de couleurs vert, bleu et rouge. Eva avançait bouche baie tellement la pièce était magnifiquement décorée. Ici encore, des tableaux de maîtres représentant des anges et de sublimes femmes vêtu très légèrement ornaient les murs tapissaient d’un blanc immaculé.

Sur les deux étages que comptait cette pièce démesurée, était suspendus sur toute la surface des robes, des tenues et des accessoires de mode splendides et très raffinés. C’était un dressing géant digne de celui d’une princesse de sang royal, peut être que Sirheen Habiri possédait également ce même genre de dressing où elle pouvait stocker ses nombreuses et incalculables robes, toutes plus magnifiques et plus coûteuses les unes que les autres. Eva était scotchée, elle n’avait jamais eu l’occasion où même les moyens de porter une de ses robes.

samedi 27 février 2010

HIT GIRLS

 
 
 
 









Chapitre 3 : suite 3

(Afin de pouvoir suivre l'ordre du chapitre 3 voici les parties antérieures)
SUITE 1 ICI
SUITE 2 ICI


Il était bien six heures du matin, Eva se moquait de déranger qui que se soit, elle était déterminé dans sa démarche et allait par tous les moyens apprendre la vérité. Cent mètres plus loin, elle arriva devant le portail magnifiquement doré de l’imposante demeure. Un carillon également doré était suspendu à droite du portail, Eva le secoua et patienta un instant. Ne pouvant détourner les yeux de cette sublime entrée, Eva remarqua que les Herat avait aménagé l’extérieur de leur maison avec beaucoup de goût.
Il faisait très beau ce matin, le soleil faisait miroiter les gouttelettes de rosée suspendu au balcon des lys multicolores qui jonchaient cette même entrée. Une légère brise caressa leurs longues pétales qui libéra un parfum divin, Eva respirait ses aromes enivrant et se laissa emporter vers des songes autrefois bien réels : Anis, leur histoire, leur amour… tant de souvenirs qu’elle n’arrivait pas à oublier. Soudain le portail s’ouvrit doucement, ce qui l’a coupa dans ses rêveries. Un homme assez âgé vêtu très élégamment la salua sans un mot. Il lui fit signe d’entrer toujours très poliment, Eva s’avança doucement sans mot également. Elle traversa la sublime allée au galet multicolore et aperçu au loin la fontaine sur laquelle elle s’était reposée quelques jours auparavant.
Le vieil homme qui paraissait être le concierge, l’invita à entrer comme si elle y était attendue. Eva trouva cette attitude quelque peu étrange, mais ne perdit en rien de ses intentions premières. Elle arriva dans le très grand salon au premier étage, là où de superbes tableaux de maître étaient suspendus. Elle aperçut directement madame Fadila Herat assise à la table à manger, elle prenait son petit déjeuner, seule face à une gigantesque baie vitrée qui donnait sur le jardin.
-          Eva ! Qu’elle belle surprise tu me fais là ! Viens par ici que je te vois de plus prés. Dit madame Herat qui était apparemment très heureuse de recevoir Eva. Malgré tout, le ton qu’elle avait employé dénotait une certaine attente de sa part.
-          Bonjour Mme Herat, comment allez vous en cette belle matinée ? répondit Eva très poliment.
-          Je me porte très bien merci. Et toi tout va pour le mieux j’espère ?
-          Tout va pour le mieux madame, je suis venu parler à Rayane, est-il présent ? Enchaîna Eva, laissant pour une fois les bonnes convenances de côté.
-          Il fait magnifiquement beau aujourd’hui, cette journée en prédit long sur la soirée à venir. Que va tu porter pour le dîner royal ma chère? Mme Herat n’avait visiblement pas entendu le motif de la venue d’Eva et passa à un sujet beaucoup plus croustillant.
-          Je me suis fais confectionner une robe sur mesure chez Sediki.
-          Sediki est un très bon tailleur pour homme, ses robes sont acceptables mais je ne pense pas qu’elles sont d’un très bon goût, surtout pour assister au grand dîner royal. Est- ce ta première invitation ? Suggéra Mme Herat, l’air faussement détaché.
-          Oui c’est notre première invitation familiale. Nous sommes très honorés d’y être conviés. Je ne suis pas très coquette madame, j’aime les choses simples. Madame Herat se mit soudain à rigoler, elle plaça délicatement sa main devant sa bouche et rigola de plus belle. L’élégance de cette femme était indéniable, seule une femme du monde aussi raffiné s’avait faire la différence.
-          Ma chère enfant, vous m’impressionnerez toujours ! Que de modestie et de retenue, soyez plus ouverte à vous-même. J’ai rencontré des jeunes filles des quatre coins du monde, toutes plus belle et plus riches les unes que les autres. Mais aucunes d’entre elles ne possédaient la beauté et l’élégance qui te caractérisent tant. Eva s’empourpra et baissa la tête. Je n’ai pas un don de savoir flatter très poussé ma chère, mais je sais juger de la beauté et tu es la plus sublime de toute. Mme Herat la fixa sans croiser son regard et continua d’apprécier son thé au jasmin.

A lire et à voir : TRUE BLOOD



Une amie croqueuse de livre à temps plein me fait office régulièrement de librairie. Il a quelque temps, elle me fait un rapide résumé du roman de Charlaine Harris "True Blood" qu'elle à adoré, celle d'une jeune serveuse nommée Sookie Stackhouse qui travaille dans un bar d'une bourgade de la Nouvelle Orléans, elle rencontre Bill un vampire pas comme les autres et tombe amoureuse.
Ce roman se décline en 8 tomes où l'on voit Sookie évoluer dans sa vie qui ne prend de sens qu'auprès de vampires.

J'ai lus le première tome, l'histoire est prenante dés le début avec l'arrivée de Bill Campton, mystérieux, électrique et charmant de surcroit. Il fait chambouler la vie de Sookie, une jolie blonde au caractère bien trempé qui possède le don de lire dans les pensées excepté celles des vampires.

Parfois les scènes sont quelques peu violentes, mais j'aime le fait que les personnages et l'histoire ne tourne pas autour de l'amour ultra mielleux et platonique que l'on connait déjà. Et Sookie nous donne une bouffée de fraicheur dans ce climat glauque et vicieux qui envahi littéralement cette bonne vielle ville de "Bon Temps" avec sa force de caractère et sa franchise à en faire dérouter plus d'un.

Ce roman vampirique au sucés largement prouvé s'est vu gratifier d'une série à son effigie diffusée sur la chaine très câblée HBO (saisons 1; 2; 3). J'ai visionné le 1er épisode de la saison 1 hier, c'est encore plus violent que dans le livre où dés le générique dont la musique est géniale l'on entrevoit durant plus de 2 minutes ce que nous réserve cette première saison tant attendue.

Je n'est qu'un conseil, pour celles où ceux qui croient trouver en "True Blood" une histoire romanesque à la "Twilight", ce roman n'est pas fait pour vous ;)

Âme sensible s'abstenir...



True Blood Générique
envoyé par taikai. - Regardez d'autres vidéos de musique.

mercredi 17 février 2010

Chapitre 3 : suite 2


(Afin de pouvoir suivre l'ordre du chapitre 3 voici les parties antérieures)
SUITE 1 ICI


L’aube ne tarda pas à introduire un magnifique soleil qui enveloppa toute la chambre, Eva en fut même quelque peu éblouit, elle ouvrit très délicatement les yeux, sous cette abondante lumière, ses cheveux reflétaient de sublime reflets acajoux. 
Elle se leva un peu frêle lorsqu’elle remarqua son frère complètement affalé sur le sol, la bouche entrouverte. Elle sourit, touché par cette image et se rendit dans la salle de bain. Ne semblant que très peu affectée par les événements de la veille, elle prit une douche en fredonnant une mélodie qu’elle aimait beaucoup. Elle enroula sa longue chevelure dans une serviette et retourna dans sa chambre pour s’habiller.
-          Eva tu es réveillée ? Comment te sens tu ? Fais moi montrer tes plaies ! S’agita Altair, surpris et soulagé que sa sœur soit si vite rétablie.
-          Je vais bien calme toi ! Lui répondit gentiment sa sœur en repoussant les mains auscultatrices de son frère.
-          Mais tes plaies ont disparues ! c’est impossible ! Altair était stupéfait de voir que sa sœur était si vite guérie.
-          Eva ! ma chérie ! je remercie Dieu de te voir en si bonne forme aujourd’hui! Sa mère se jeta sur sa fille tout en embrassant son visage. Les larmes de Mme Ashimine alertèrent Eva que ce qu’il lui était arrivé était plus grave qu'elle ne le pensait.
-          Maman tout va bien désormais, je ne me rappel plus exactement de ce qu’il m’est arrivé, mais c’est passé, maintenant et je vais bien !
-          Ma chérie, Altair t’as retrouvé gisant sur le sol de la salle de bain hier soir, ton corps…
-          Peu importe maman ! Eva se porte bien et c’est l’essentiel ! coupa sèchement son fils pour ne pas que sa sœur s’inquiète d’avantage. Tu sais que s’est le grand jour aujourd’hui et maman a priée toute la nuit afin que tu te rétablisses. Elle ne pouvait se permettre d’annoncer ton absence à la Cour.
-          Je vais bien et j’irai au dîner royal comme convenu, mais avant je dois savoir ce qu’il m’est arrivé et… je sais que ça ne va pas vous plaire ce que je vais vous dire, mais j’aimerais voir un guérisseur de sorts. Proposa franchement Eva avec détermination. Elle savait que sa famille allait refuser catégoriquement sa requête. Si les Ashimine décident d’aller voir un guérisseur de sorts toute la ville allait être au courant et les habitants de Maroubila en déduiraient qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux.
-          Il n’en est pas question Eva ! gronda sa mère. Tu veux nous faire passer pour des fous, des possédés du diable ! Tu n’iras nulle part, si ton père apprenait tes intentions il en mourrait le pauvre!
-          Maman inutile de dramatiser les choses, personne ne sera informé de mes intentions aussi maléfiques que tu peux les qualifier. Je ne peux pas vous en dire plus, mais ce n’est pas la première fois qu’il m’arrive ce genre de chose. Altair se tenait face à la fenêtre, silencieux. Il tourna brusquement la tête vers sa sœur. L’air inquiet et soupçonneux, ses sourcils se froncèrent inconsciemment, ce qu' Eva remarqua aussitôt.
-          Ma fille tu n’as pas les idées en place, hier se fut un gros choc pour toi, tu délires un peu. Repose toi, je vais t’apporter ton petit déjeuner. Lui conseilla sa mère tout en lui caressant l’épaule, afin que sa fille comprenne le chagrin qu’elle lui infligerait si elle ne l’écoutait pas.
-          Très bien maman, mais je n’ai pas envie de me reposer, j’ai l’impression d’avoir dormi une éternité ! Eva leur offrit son plus beau sourire et disparue dans l’escalier. Madame Ashimine et son fils se regardèrent quelque peu perplexe, ne sachant comment la retenir.


mardi 16 février 2010

La Hit Girl de la semaine!


Cette semaine je vous présente avec grand plaisir la douce et talentueuse Mélanie Laurent, actrice française qui à fait ses débuts à Hollywood dans le très brutal "Inglorious Basterds" de Quentin Tarantino, aux cotés de Brad Pitt et Diane Kruger .

Cette jolie blonde native de Paris fut une actrice montante dans le cinéma français. Elle collectionna les films d'auteurs jusqu'en 2009 où elle fit la rencontre de Quentin Tarantino qui lui offrit le rôle de Shosanna jeune juive de France qui réussie à s'échapper de l'exécution de sa famille pas les nazis.
Douce comme une fleur, l'on voit mal cette jeune actrice dans un film de Tarantino où le sang gicle à gogo, mais comme Uma Thurman dans "Kill Bill", le rouge lui va tellement bien. font-family:

Les actrices françaises et européenne sont pour ma part les plus classes, elles ont un sens inné pour la mode et l'attitude faussement sage que l'on peut voir chez Audrey Tautou ou bien Marion Cotillard.
Sont style est toujours sobre/excentrique, soit par le vêtement soit par la coiffure, elle ne vire jamais dans le too much, sachant dosé entre accessoire, maquillage et robe de soirée.


lundi 15 février 2010

Chapitre 3 : suite 1

(Afin de pouvoir suivre l'ordre du chapitre 3 voici les parties antérieures)

-          Eva était seule, de plus la pièce était verrouillée, donc je ne vois pas qui aurait pu lui faire ça. C’est sûrement à cause des fiançailles de Anis, elle n’a pas dut tenir le choc de la nouvelle. De toute manière elle ne se confie jamais à nous comment veux-tu…
-          Feryel! tu en as trop dit, le moment est mal choisi pour vider ton sac je crois! Mais tu as soulevé un point important, Eva était seule dans la salle de bain, je suis sure qu’elle ne s’est pas blessée volontairement. Ça va vous paraître délirant… voir fou… mais je pense que c’est peut-être... un djinn qui lui a fait ça ! Milha regarda ses sœurs, leurs visages s’étaient durcit, leurs yeux s’agrandirent ahuris.
-          Comment ! un djinn ! tu vas beaucoup trop loin Milha ! cria Sania.
-          Pourquoi ? je ne vois pas où est le mal de parler de ses créatures, tous le monde est terrifié en pensant à eux ! peu m’importe, ils ne me font pas peur ! Si Eva a eu à faire à eux, ils ne l’a laisseront jamais en paix à moins de l’a tuer. Milha serra le poing, sa sœur était peut être victime des djinns, la pire malédiction, redoutée de tous.
-          Tu parles des djinns comme si ils existaient vraiment, ce ne sont que des légendes et des contes pour divertir les enfants et les vieillards ! ajouta Feryel qui guettait par la fenêtre l’arrivée de ses parents.
-          Tu ne sais pas de quoi tu parles Feryel, les djinns existent et ont toujours existaient. Lui rétorqua Milha les sourcils froncés, d'un air sérieux elle fixait sa sœur incrédule.
-          Arrêtez un peu ! venez vite ! Eva se réveille ! avait prévenu Sania, qui au chevet de sa sœur bandait les plaies. Toutes s’étaient placées autour de la souffrante, celle-ci ouvrit doucement les yeux, elle regarda les visages familiers qui lui souriaient. Lorsqu’elle se mit à crier très fort, un cri strident celui de la détresse.
-          Eva calme toi ! tout va bien, nous sommes avec toi. Il ne t’arrivera plus rien ! mais Eva était paniquée et terrifiée, ses membres tremblaient. Elle arrêta d’hurler et perdit connaissance. Ses sœurs ne pouvaient cacher la peur et l’inquiétude qui se dessinait peu à peu sur leurs visages.
-          Eva ! est-ce que ça va, répond moi ! demanda Sania tout en tapotant les joues de sa sœur.
-          Laisse Sania, Eva est sous le choc, nous allons attendre le médecin. Mais cela ressemble de plus en plus à ce que je vous ai dit. Demain se tiendra le dîner royal, comment faire si Eva ne peut pas venir ?
-          Elle n’aura pas le choix malheureusement, décliner une invitation royale quelque soit le motif serait vue comme un affront par la Cour. Répondit Feryel, songeant à une alternative. Des pas bruyants résonnèrent de l’escalier qui se remit à trembler. Altair et un homme assez âgé entrèrent rapidement dans la chambre. Madame Ashimine et son mari ne tardèrent pas à les rejoindre. Tous se tenaient autour d’Eva, madame Ashimine ne sut étouffer son chagrin, tandis que ses filles ne laissaient transparaître le moindre sentiment. Le vieil homme barbu se prénommait Jasir-Hibin, le meilleur médecin de la ville, ses tarifs étaient très élevés, mais la situation était grave et il fallait agir au plus vite. 
Celui-ci s’approcha de la malade et ordonna à tous de s’écarter afin qu'elle puisse respirer plus aisément. Il lui toucha le front et sorti un instrument étrange qu’il déposa sur sa poitrine afin d’écouter son cœur. Un silence religieux tenait tout le monde en haleine, le docteur Jasir ne disait pas un mot. On n’entendait à peine ce qu’il marmonnait sous sa barbe. Altair n’en pouvait plus d’attendre, mais il ne voulait pas déranger le médecin en pleine consultation.
-          Ledoni, je suis étonné de voir que votre fille est aussi glacée, autant de plaies et de contusions devraient la rendre bouillante de fièvre. Le vieil homme redressa ses lunettes et ajouta d’une voix rocailleuse.
-          Elle n’a rien d’anormale mis à part ces coupures, elles sont peu profondes mais saignent abondamment, ce qui est d’autant plus étrange, même sous les bandages les plaies ne cesse de saigner. Je ne peux que lui prescrire du repos et de changer ses bandages toutes les deux heures. Le médecin rangea son matériel dans une mallette en bois, il salua la famille et prit congé précipitamment. 

Ainsi, toute la famille alla dîner sauf Altair qui voulait veiller sur sa sœur toute la nuit, craignant qu’il ne lui arrive un autre incident. Il installa un tapis sur lequel il passa la soirée à lire. Mais lorsque la nuit tomba et que les chants des oiseaux laissèrent place aux cris stridents des chouettes, Altair sombra dans un sommeil profond. Eva dormait encore, les plaies avaient cessées de saigner et sa température était redevenue normale, son visage recouvra son teint de porcelaine, les joues légèrement rosées.