Affichage des articles dont le libellé est eva. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est eva. Afficher tous les articles

lundi 15 février 2010

Chapitre 3 : suite 1

(Afin de pouvoir suivre l'ordre du chapitre 3 voici les parties antérieures)

-          Eva était seule, de plus la pièce était verrouillée, donc je ne vois pas qui aurait pu lui faire ça. C’est sûrement à cause des fiançailles de Anis, elle n’a pas dut tenir le choc de la nouvelle. De toute manière elle ne se confie jamais à nous comment veux-tu…
-          Feryel! tu en as trop dit, le moment est mal choisi pour vider ton sac je crois! Mais tu as soulevé un point important, Eva était seule dans la salle de bain, je suis sure qu’elle ne s’est pas blessée volontairement. Ça va vous paraître délirant… voir fou… mais je pense que c’est peut-être... un djinn qui lui a fait ça ! Milha regarda ses sœurs, leurs visages s’étaient durcit, leurs yeux s’agrandirent ahuris.
-          Comment ! un djinn ! tu vas beaucoup trop loin Milha ! cria Sania.
-          Pourquoi ? je ne vois pas où est le mal de parler de ses créatures, tous le monde est terrifié en pensant à eux ! peu m’importe, ils ne me font pas peur ! Si Eva a eu à faire à eux, ils ne l’a laisseront jamais en paix à moins de l’a tuer. Milha serra le poing, sa sœur était peut être victime des djinns, la pire malédiction, redoutée de tous.
-          Tu parles des djinns comme si ils existaient vraiment, ce ne sont que des légendes et des contes pour divertir les enfants et les vieillards ! ajouta Feryel qui guettait par la fenêtre l’arrivée de ses parents.
-          Tu ne sais pas de quoi tu parles Feryel, les djinns existent et ont toujours existaient. Lui rétorqua Milha les sourcils froncés, d'un air sérieux elle fixait sa sœur incrédule.
-          Arrêtez un peu ! venez vite ! Eva se réveille ! avait prévenu Sania, qui au chevet de sa sœur bandait les plaies. Toutes s’étaient placées autour de la souffrante, celle-ci ouvrit doucement les yeux, elle regarda les visages familiers qui lui souriaient. Lorsqu’elle se mit à crier très fort, un cri strident celui de la détresse.
-          Eva calme toi ! tout va bien, nous sommes avec toi. Il ne t’arrivera plus rien ! mais Eva était paniquée et terrifiée, ses membres tremblaient. Elle arrêta d’hurler et perdit connaissance. Ses sœurs ne pouvaient cacher la peur et l’inquiétude qui se dessinait peu à peu sur leurs visages.
-          Eva ! est-ce que ça va, répond moi ! demanda Sania tout en tapotant les joues de sa sœur.
-          Laisse Sania, Eva est sous le choc, nous allons attendre le médecin. Mais cela ressemble de plus en plus à ce que je vous ai dit. Demain se tiendra le dîner royal, comment faire si Eva ne peut pas venir ?
-          Elle n’aura pas le choix malheureusement, décliner une invitation royale quelque soit le motif serait vue comme un affront par la Cour. Répondit Feryel, songeant à une alternative. Des pas bruyants résonnèrent de l’escalier qui se remit à trembler. Altair et un homme assez âgé entrèrent rapidement dans la chambre. Madame Ashimine et son mari ne tardèrent pas à les rejoindre. Tous se tenaient autour d’Eva, madame Ashimine ne sut étouffer son chagrin, tandis que ses filles ne laissaient transparaître le moindre sentiment. Le vieil homme barbu se prénommait Jasir-Hibin, le meilleur médecin de la ville, ses tarifs étaient très élevés, mais la situation était grave et il fallait agir au plus vite. 
Celui-ci s’approcha de la malade et ordonna à tous de s’écarter afin qu'elle puisse respirer plus aisément. Il lui toucha le front et sorti un instrument étrange qu’il déposa sur sa poitrine afin d’écouter son cœur. Un silence religieux tenait tout le monde en haleine, le docteur Jasir ne disait pas un mot. On n’entendait à peine ce qu’il marmonnait sous sa barbe. Altair n’en pouvait plus d’attendre, mais il ne voulait pas déranger le médecin en pleine consultation.
-          Ledoni, je suis étonné de voir que votre fille est aussi glacée, autant de plaies et de contusions devraient la rendre bouillante de fièvre. Le vieil homme redressa ses lunettes et ajouta d’une voix rocailleuse.
-          Elle n’a rien d’anormale mis à part ces coupures, elles sont peu profondes mais saignent abondamment, ce qui est d’autant plus étrange, même sous les bandages les plaies ne cesse de saigner. Je ne peux que lui prescrire du repos et de changer ses bandages toutes les deux heures. Le médecin rangea son matériel dans une mallette en bois, il salua la famille et prit congé précipitamment. 

Ainsi, toute la famille alla dîner sauf Altair qui voulait veiller sur sa sœur toute la nuit, craignant qu’il ne lui arrive un autre incident. Il installa un tapis sur lequel il passa la soirée à lire. Mais lorsque la nuit tomba et que les chants des oiseaux laissèrent place aux cris stridents des chouettes, Altair sombra dans un sommeil profond. Eva dormait encore, les plaies avaient cessées de saigner et sa température était redevenue normale, son visage recouvra son teint de porcelaine, les joues légèrement rosées.

samedi 13 février 2010

Chapitre 3 : Dérives et suspicions



Altair entra dans le salon, il déposa sur la table de la cuisine une assiette de gâteaux au miel préparés spécialement par madame Fadila Herat. Épuisé, celui-ci se dirigea vers l’escalier pour se reposer dans sa chambre, grimpant les premières marches avec beaucoup de mal, il entendit brusquement des cris provenant de l’étage. Pressant le pas, il se retrouva devant la porte de la salle de bain en une fraction de seconde, là où émanaient les bruits.
-          Qui es là ? Est-ce que tout va bien ! Altair inquiet toqua fermement à la porte. Mais personne ne répondit. « Ah… À l’aide ! Altair je t’en prie ! », il reconnu la voix apeurée de sa sœur Eva. La porte était fermée à clef, sa sœur avait vraisemblablement besoin de son aide. 
Ne sachant que faire, il décida d’enfoncer la porte. Prenant de l’élan, il fonça droit devant, la porte trépigna, mais ne céda pas, il essaya une seconde fois, la porte résistait anormalement à la force incontrôlée d’Altair. Celui-ci serra les dents et s’avança férocement épaule en avant contre la porte. Soudain il stoppa net, pensant un moment que sa sœur était peut être dévêtue et que cela pouvait être gênant autant pour elle que pour lui de la surprendre ainsi. Cependant, les cris s'intensifièrent et on entendit une voix étrangère derrière la porte verrouillée.
« Non ! Laissez moi ! Altair je t'en prie aide moi ! » Eva hurlait de terreur. Les pleurs et les cris de sa sœur avaient engendrés une rage indescriptible chez Altair. Impuissant, il décida de broyer la porte malgré tout. Il recula de quelques pas, et d’un coup sec et puissant arracha la serrure et la porte s’ouvrit. A cet instant, une épaisse brume noire qui avait recouvert les lieux se faufila par la fenêtre qui se referma bruyamment. Eva gisait sur le sol, une serviette blanche recouvrait partiellement son corps semé de lacérations dont le sang avait déjà recouvert toute la pièce.
-          Eva ! non ! Altair prit une deuxième serviette et couvrit le corps blessé de sa sœur. Celle-ci était inconsciente mais elle respirait encore, seul son doux visage avait était miraculeusement épargné. Altair tourna la tête vers la porte, il entendit plusieurs pas empressés monter l’escalier. Soudain, il vit sa mère et ses sœurs affolées débarquer devant lui.
-          Altair que s’est-il passé ? Jonaya, m’a alertée sur le chemin que des cris émanaient de notre maison ! dit essoufflée madame Ashimine, on pouvait lire sur son visage tant d’anxiété. 
-          Je suis rentré de chez les Herat quand j’ai entendu Eva crier de la salle de bain, j’ai enfoncé la porte et c’est comme ça que je l’ai trouvé. Sa mère et ses sœurs, se jetèrent presque sur lui, il tenait Eva toujours inconsciente sur ses genoux.
-          Mon Dieu ! ma fille ! que lui est-il arrivé ? Madame Ashimine se mit à pleurer, elle aperçu tout ce sang qui avait recouvert les serviettes d’ordinaire blanches virer au rouge foncé, le sang de sa fille. Les larmes coulaient et madame Ashimine ne se senti pas bien, elle ne supportait pas la vue du sang, ses doigts en était couvert. Courant vers le lavabo, elle déglutit sur le coup.
-          Maman est-ce que ça va ? dit son fils, partagé entre sa sœur agonisante et sa mère fébrile. Les filles, vous allaient vous occuper des plaies et les désinfecter, puis vous porterez Eva à son lit. Faites attention à maman, moi je vais chercher un médecin !
-          Je vais bien ne vous inquiétez pas, je cours chercher votre père à son travail, si Eva se réveille rassurez là, nous n’en avons pas pour longtemps ! dit leur mère, son visage était devenu tout pâle, elle disparue dans l’escaliers avec Altair.
Les trois sœurs d’Eva s’attelèrent à soigner leur soeur. Elles la déposèrent sur son lit, Sania s’occupa des plaies, le corps entier de sa sœur en était recouvert.
-          Milha tu as vu ses contusions, comment crois-tu qu’elle se les ai faite ? dit Sania intriguée de savoir si Eva s’était infligée ses blessures elle-même.
-          Ne raconte pas de bêtises enfin ! Eva ne ferait jamais ça, je pense que s’est la plus résonnée de nous. Va savoir ce qu’il lui est arrivé seule dans cette pièce ! rétorqua sa grande sœur Milha. Feryel entra dans la pièce une bassine d’eau fraîche à la main. Elle y trempa une petite serviette et la déposa sur le front brûlant d’Eva.

lundi 8 février 2010

chapitre 2 : suite et fin


(Afin de pouvoir suivre l'ordre de ce chapitre 2 voici les parties antérieures)
SUITE 4 ICI
SUITE ET FIN




-         Eva approche toi. Dit une voix douce et agréable, on ne voyait pas les lèvres de la femme bouger, mais le son qu’elle émit faisait écho dans toute la forêt. Eva était pétrifiée, ne contrôlant plus son corps, ses jambes avançaient l’une devant l’autre à son insu. 
      Tu es bien la plus belle de tous Eva. Ton charme n’a pas d'égal, je suis comblé de voir que tu es bien celle que l’on m’a prédite. Eva jubila un instant. Je me prénomme Istite, je suis l’être des mirages et des éléments, je vis à travers les mondes, je peuple la nature et je te cherche depuis des milliers d’années. Eva fronça les sourcils, elle n’avait toujours pas le contrôle de son corps, mais son esprit lui appartenait encore. Elle ne comprenait pas du tout ce que voulait lui dire cette femme mystique. 
 
-          Eva ouvre toi à nous, il est temps que tu saches qui tu es vraiment ! La superbe femme entoura de ses mains le visage terrifié d’Eva. Tu es celle que nous avons toujours attendue, celle à qui nous devons nous plier et avant tout celle qui nous sauvera. Tel est le destin que tu ne peux éviter. Son regard perçant se posa au plus profond de ceux d’Eva qui avait du mal à comprendre ce que lui révélait Istite.
-          Est-ce vous qui me hantait jusque dans mes rêves ? Je veux savoir clairement ce que vous voulez de moi ! La peur dans le ventre et dans les mots, Eva cria sans se rendre compte qu’elle tremblait de tout son corps.
-          Ce n’est pas moi qui désire quelque chose de toi, mais toute une dynastie qui a placée ses moindres espoirs sur toi ! Je suis Istite Amenoé descendante directe de la lignée des nymphes d’Arabie, nous somme les femmes gardiennes du monde naturel qui nous entoure. J’ai été charger de trouver l’élu ! Celle qui nous libérera de la tyrannie des sorciers et des djinns. 
     Je t’ai finalement trouvé ! Cela n’a pas était la tache la plus simple, mais ce n’est pas la plus essentiel. Tu dois maintenant accepter qui tu es et rejoindre ceux pour qui ta vie représente la chose la plus importante sur cette terre. La voix de la sublime blonde s’était adoucie, une douceur envoûtante et suppliante teintée désormais ces mots. Eva comprenait de plus en plus les raisons de tous ces cauchemars et visions. Mais rien n’expliquait pourquoi Rayane avait réagit aussi douloureusement en sa présence et pourquoi il en savait autant sur elle?
-          Je sais que tu te poses énormément de questions, sois patiente les réponses ne sauraient tarder ! Un large sourire se dessina sur le visage d'Istite, tout à coup elle se retourna et plongea au tréfonds des arbres scintillants, laissant derrière elle un chemin poudreux argenté.

Les yeux ouverts, Eva regardait le plafond  carrelé beige aux motifs orientaux de la salle de bain. Couchée au fond de la baignoire, elle ne savait pas vraiment comment avait elle put se télé-porter de cette forêt à sa propre salle de bain, cela n’avait aucun sens. Avait elle rêvée ? ou bien est-ce que cette rencontre des plus inattendue était bien réelle ?
Il n’y avait plus d’eau dans la baignoire, Eva prit une serviette et se sécha rapidement, soudain une douleur atroce lui prit à la tête, ses genoux se plièrent sur le sol et la douleur s’intensifia. La souffrance était telle qu'Eva hurlait, « Aidez moi ! Je vous en prie ! ». Son corps ne lui répondait plus, immobile, son cœur battait extrêmement fort, on aurait cru qu’il allait éclater. Soudain, elle senti une aura tournant autour d’elle, l’encerclant, la faisant frémir de terreur et de douleur. 


FIN DU Chapitre 2
MERCI D'AVOIR PRIS LE TEMPS DE LE LIRE
LA SUITE TRÈS BIENTÔT

QU'AVEZ VOUS PENSEZ DE CETTE 2nd PARTIE?
 

mardi 2 février 2010

chapitre 2 : suite 4

(Afin de pouvoir suivre l'ordre de ce chapitre 2 voici les parties antérieures)

-   Très bien je vais moi aussi prendre congé, Sirheen je suis ravie de t’avoir rencontré. Eva lui fit une brève inclinaison de la tête et s’approcha des escaliers. Celle-ci ne rétorqua pas, elle se força néanmoins à lui sourire un peu. Au revoir Rayane. Elle descendit lentement les escaliers sous leurs regards de manière à ne pas tromper sa hâte de rentrer au plus vite. Disparaissant de leurs champs de vision, elle pressa le pas et atteignit la porte d’entrée rapidement, elle ouvrit la porte lorsqu’une voix l’a stoppa net.

-          Eva ! une minute je te prie ! Sihreen descendit la dernière marche de l’escalier et s’approcha confiante, un sourire hautain se dessinait sur ses lèvres. Je n’aurais pas du m’emporter comme je l’ai fais et je m’en excuse. Elle s’approcha plus prés. Mais sache que Anis ne désire nullement ta présence pour cette cérémonie, il ne m’a jamais parlé de toi avant. Eva ne lui avait toujours pas fait face. Ta cousine Marissa m'a informé il y a peu te temps que vous étiez soi-disant fiancés auparavant. Eva confronta aussitôt son regard au sien, elle ne se sentait en aucun cas menacé.
-          Peu importe Sihreen ! Ma présence serait de trop j’en ai bien conscience, ne te sens pas obliger de te justifier. Maintenant je te pris de m’excuser il me faut rentrer.
 Eva était étrangement calme, elle ne laissait rien paraître devant la future épouse de Anis, bien qu’au plus profond d’elle-même son cœur était déchiré en morceaux. Qu’il ne veuille pas d’elle à ses fiançailles était un fait, mais qu’il soit passé aussi vite à autre chose était difficilement acceptable. Eva pensée nuits et jours à son amour perdu, elle était même prête à lui pardonner, à tout effacer pourvus  qu’il veuille un jour la reprendre. Savoir que Anis ne se souciait plus d’elle la chagrinait au plus haut point, cependant tout paraissait tellement différent lorsqu’ils s’étaient rencontrés dans la forêt. Entretenir de faux espoirs, alors qu’il voulait juste se conduire de  manière respectueuse avec elle n’arrangeait rien. Eva ouvrit la porte, sans se retourner pour ne pas affronter le regard accusateur de Sihreen, elle s’enfuit à vive allure pour se tapir chez elle les trois jours durant et cela jusqu’au dîner royal.
  
La veille du dîner royal, toute la familles Ashimine était sur le qui vive, tous préparait leurs tenues. Les filles Ashimine et leur mère étaient allaient au hammam afin d’être les plus rayonnante pour le grand soir. Sauf Eva qui décida de rester seule chez elle, Altair était chez les Herat, cela faisait bien trois jours qu’il séjournait chez eux. Personne ne savait exactement ce qu’il faisait là bas, il avait dit un jour que les Herat voulait l’embaucher en tant que représentant pour favoriser les échanges commerciaux entre Mistir et Maroubila. 
En effet, les Herat avait beaucoup de mal à vendre leurs marchandises dans cette grande ville que Altair connaissait bien, puisqu’il y avait habité durant trois ans pour ses études. Il connaissait très bien cette ville bordée par la mer et les montagnes, ses murailles naturelles faisaient de Mistir la ville la moins accessible de tout le pays. Ainsi, ses habitants ne traitaient qu’avec des visages familiers et Altair en faisait parti. Ce dont les Herat avait conscience, c’est pourquoi il passait autant de temps chez cette famille de marchand d’armes.
Eva était nerveuse à l’idée de se rendre au dîner royal, elle avait peur de faire transparaître ses pensées, de ne pas savoir se contenir devant tout ce monde. Soudain Eva se remémora un détail pour le moins insignifiant ; Sihreen lui avait dit que sa cousine Marissa lui avait parlé de sa relation antérieure avec Anis. Cela lui paraissait invraisemblable puisqu’elles n’étaient même pas sensé se connaître pour entretenir une quelconque conversation, alors de là à parler de sa vie privée. Le doute commençait à lui consumer l’esprit, sa cousine lui en avait elle dit plus ? Pourquoi raconter des choses auxquelles elle avait promis de n’en souffler aucun mot à personne?

Le cerveau d’Eva bouillonnait de questions. Elle se calma enfin et entreprit de faire un peu de rangements et de laver les quelques verres posé dans l’évier. Ces taches accomplies, il était à peu prés quinze heures, elle profita de ce moment de solitude pour s’attarder longuement dans un bon bain. Ainsi, elle fila vers la salle de bain à l’étage, ouvrit le robinet et se coula un bain tiède. Tout en se déshabillant, elle observait son corps dans le miroir. Du haut de son mètre soixante dix, sa crinière brune ornée ses épaules délicates. Son corps élancé était magnifiquement proportionné, des jambes parfaitement galbées et satinées soutenaient cette morphologie de déesse. 
Elle se glissa délicatement dans son bain et émit un léger cri au contact de l’eau tiède contrastant avec la température de son corps bouillant. Elle ferma les yeux et inspira profondément, elle se sentait mieux, le corps détendu, elle profitait de chaque seconde de répit. Elle savait très bien que lorsqu'ils rentreront tous à la maison, elle n’aurait plus une minute à elle. 
Ainsi, elle décida qu’il fallait qu’elle soit assez présentable lors du dîner royal pour montrer à Anis et aux autres que le chagrin ne l’avait pas totalement démise et qu'elle aussi avait passé à autre chose. Enfin il fallait que les apparences assurent à Eva la crédibilité de ne pas être une de ces filles aveuglées par ses sentiments pleurant éternellement son amour perdu.

dimanche 31 janvier 2010

Chapitre 2 : suite 3

(Afin de pouvoir suivre l'ordre de ce chapitre 2 voici les parties antérieures)

Eva n’était guère pressée d’aller au dîner royal, cependant une curiosité l’animée, celle de revoir Anis, de pouvoir admirer son visage durant une soirée entière. Les pieds immergés dans l’eau, cela faisait bien une heure qu’elle était assise sur cette fontaine, elle sorti ses pieds de l’eau, les sécha sur l’herbe et enfila ses sandales.
Se dirigeant vers l’entrer de la villa, elle toqua à la porte de l’atelier. Personne ne lui répondit, elle prit la poignée afin d’ouvrir la porte mais celle-ci était fermée. Eva ne savait pas à qui s’adresser pour récupérer la robe, il fallait qu’elle l’a rapporte au plus vite à sa mère, le dîner royal était dans trois jours. Elle tourna quelques minutes dans le couloir en attendant désespérément que quelqu’un se montre, mais vingt minutes plus tard personne ne vint. Eva n’en pouvait plus d’attendre, la patience n’était pas son fort.

Impatiente, Eva grimpa les immenses escaliers  qui surplombaient le hall, arrivée à l’étage elle en eu le souffle coupé, tout était resplendissant, une couleur ocre tapissait les murs anciens sur lesquels étaient suspendu de large tableaux de maîtres, ceux-ci représentaient la nature, des paysages et des parties de chasses. Eva s’arrêta devant l’un des tableaux, celui-ci était différent, elle reconnu le visage des quatre frères Herat et de leurs parents, debout les uns à coté des autres, ils avaient fières allure. Mme Fadila Herat était une femme charmante au regard pétillant, elle adorait Altair et se voyait désespérée de ne pas avoir une fille avec qui il aurait pu se marier.

Eva continua sa visite, enchantée, elle admirait cette fois les meubles magistraux et raffinés qui habillaient la salle. Elle ne put s’empêcher de toucher à la magnifique porcelaine entreposée sur l’immense table en cèdre, apparemment le service allait être lustré. Elle prit une magnifique tasse entre les mains et admira les motifs peint, ils étaient d’une extrême précision, une femme portant un nourrisson dans ses bras étaient entourait d’arbres et de lianes. Toujours dans sa contemplation Eva ne remarqua pas la présence de la personne qui se tenait devant elle.
-          Te revoilà ! Il faut croire que ce n’est pas ma journée, je te croise sans arrêt. Son regard était froid mais il souriait quand même.
-          … Oh! Surprise, la tasse lui glissa des mains. Eva grimaçait les yeux fermées, on eu l’impression qu’elle priait afin que la tasse ne se brise pas. Hélas des morceaux de porcelaine étaient éparpillés partout sur le tapis persan.
-          Je suis vraiment désolé Rayane, je ne t’avais pas vu venir… j’étais en train de regarder le service, mais je n’avais pas à toucher… pardonne moi, je…
-          Assez Eva ! peu importe, ce n’est que de la vaisselle… le service préféré de ma mère, mais je suis sure qu’elle s’en remettra !
-          … Encore pardon, je me sens extrêmement gênée de mettre introduite chez vous, mais la couturière n’était pas dans son atelier et je cherchais quelqu’un pour me rendre la robe. Il l’a regardait un peu interloqué.
-          Et bien… Je vais t’ouvrir la porte de l’atelier. Eva acquiesçât et ils se dirigèrent ensemble vers la porte verrouillée. Il ouvrit la serrure, s’empara de la robe et l’a tendit à Eva.
-          Merci. Dit elle la gorge nouée. Rayane… j’aimerais vraiment savoir de quoi tu parlais quand tu disais savoir qui je suis… Je m’inquiète vraiment. Eva le regardait avec insistance, elle allait s’acharnait pour en savoir plus.
-          Peu importe, je n’aurais pas du t’en parler… tu sauras ce qu’il faut savoir quand le moment sera choisi.
-          Pourquoi insistes tu autant à ne rien me dévoiler! Ca me concerne ! je veux des réponses ! Eva cria mais ne s’en rendait pas compte, Rayane la toisa indécis.
-          Eva… je peux juste te dire que tu es différente, que si j’ai eu mal en ta présence c’est que très bientôt il se passera des choses importantes dans nos vies, tu es notre manière d’évaluer le danger que nous risquons tous. Maintenant, j’espère que tu ne m’en reparlera plus, je t’en ai déjà trop dis. Tu auras réponse à tes questions plus vite que tu ne crois je pense. Il ne l’a regardait plus, son regard c’était attardé derrière elle.
-          Bonjour Rayane ! dit une jolie voix un peu rauque.
-          Tiens donc ! Sirheen ! quel bon vent t’amène ? Rayane avait dépassé Eva, il lui tournait le dos, celle-ci ne voyait toujours pas la jeune fille.
-          Je suis venu voir ta mère pour lui remettre en main propre une invitation pour mes fiançailles, vois tu l’annonce se fera au dîner royale, mais j’apporte les invitations exclusives pour les plus proches. C’est la tradition! Elle monta les dernières marches qui l’a séparaient de la pièce, fit rebondir sa longue chevelure brune sur ses épaules et aperçut Eva.
-          Quelle gracieuse démarche de ta part Sihreen, c’est tout à ton honneur ! et quand est ce que se tiendront tes fiançailles?
-          Le mois suivant le dîner royale, je ne veux pas que l’ambiance retombe vois tu ? et ça va être grandiose ! Mon père m’a promis des éléphants et des tigres du Bengale pour assurer le spectacle !  celle-ci s’exclama euphorique, comme si elle allait sauter au plafond.
-          Et bien ! j’ai hâte d’assister à tout cela ! il s’était retourné vers Eva comme pour l’introduire à la conversation, il ajouta ; Eva votre famille est elle conviée à cette grande soirée ? Il enfonça son regard dans celui de la jeune fille et attendit une réponse qui s’éternisa. Eva baissa le visage et se rendit compte qu’elle n’avait toujours pas répondu à Rayane, elle s’empressa d’ouvrir la bouche.
-          Nous ne sommes pas invités ! dit elle d’un ton tellement sec que Sihreen s’approcha plus prés d’elle et la foudroya du regard.
-          Bien sur que vous n’êtes pas invités, en quel honneur vous le serez ? Je crois que père n’a même pas idée de votre existence, si Altair est invité ce serait déjà un grand honneur pour vous. Sihreen ne regardait même pas Eva, elle avait lancée ces phrases comme si de rien était et se tourna lassée vers Rayane. Celui-ci était crispé, son visage était figé, il serrait la mâchoire.
-          Pourquoi es tu si désagréable ? Tu es obligé de parler en ces termes ? tu n’as aucune raison de la prendre de haut comme tu l’as fais ! Je ne vois pas l’honneur qu’ils en tireront à assister à des fiançailles ! Rayane parlait calmement mais un certain agacement teintait ses paroles. Et je sais pertinemment que tu as exigé de la part de Anis qu'Eva ne soit pas convié ! C’est tellement puéril ! Sirheen était sidéré par ce qu’il venait de lui dire.
-          Je… je ne voulais pas dire ça… tu as mal interprété mes paroles Rayane, pas la peine de t’énerver ainsi. Dit elle embarrassée tout en voulant se rattraper.
-          Je ne suis pas énervé, je rectifie juste les choses, en aucun cas la supériorité de ton rang ne devrait t’inciter à parler ainsi. Rayane ne l’a regardait plus, excédé il tourna les talons et fit face à Eva. Je dois vous laisser à présent, transmet toute mes amitiés à ta famille Eva, nous nous recroiserons très bientôt je suis sure ! Son regard émeraude la transperça, elle ne put s’empêcher de rougir ce qui décocha un petit sourire au jeune homme.

mercredi 27 janvier 2010

chapitre 2 : suite 1

 (Afin de pouvoir suivre l'ordre de ce chapitre voici la première partie)
Surprise, elle s’arrêta, de légers bruits de pas martelaient sur le sol humide. « Eva… nous sommes prés de toi… nous t’attendons… » Un murmure familier aux accents suaves et sensuels lui chatouilla l’oreille. Soudain, les bruits de pas stoppèrent, une grande main lui agrippa le cou et l’étrangla violemment. Suffoquant, se débattant, cet homme était d’une force surhumaine, elle ne pouvait voir les traits de son visage sous la l’épaisse brume qui flottait. De part et d’autre, elle aperçu une lumière extrêmement puissante qui se dirigeait vers elle, éblouit et agonisante, ses pieds ne touchaient plus le sol sous l’emprise de son agresseur. Il ne lui restait plus que quelques minutes avant de perdre conscience, étrangement, Eva savait qu’elle n’allait pas mourir. Le visage de cet homme féroce lui apparut, un visage ovale, mâchoire serrée, il avait les yeux bleu lagon. Eva était émerveillé tant son visage lui était magnifique, des lèvres charnues, tel un géant, il la dominait largement de ses épaules immense et carrées. Sa musculature n’était pas prépondérante, mais un corps imposant. 
La lumière s’intensifia de plus en plus, soudain, la femme splendide de son dernier rêve apparut une longue épée entre les mains, s’interposant entre Eva et son assassin et le poignarda en plein cœur. Surprit par ce revirement de situation, l’homme lâcha Eva qui tomba sur le sol. Elle rampât la bouche entrouverte par manque d’oxygène. L’homme au visage magnifique n’avait rien sentit, il enleva l’épée de son corps telle une écharde dans la main et l’enfonça d’en l’estomac de la sublime femme au manteau de lumière. Celle-ci tomba sur ses genoux, ne se souciant guère de son sort, elle regardait Eva et lui murmura : « Nous t’attendons depuis tellement longtemps… viens à nous Eva… » Des larmes coulant tels les flots d’une cascade, elle s’effondra sur le sol. Un petit sourire satisfait se dessina sur les lèvres de l’assassin et il s’approchait victorieux vers Eva.


« Eva ! Eva ! Ma chérie ! Réveille toi ! » Une douce voix l’extirpa à son grand soulagement de ce cauchemar mortuaire.
-          … Mam… Maman ? C’est bien toi ? Eva était en sueur, elle criait.
-          Calme toi Eva ! qui veux tu que ce soit ? C’est l’heure de souper ma chérie, Altair m’a dit que tu faisais une sieste, il est dix neuf heures, décent il ne manque plus que toi. En répondant à sa fille, madame Ashimine fit la grimace, elle se leva et ouvrit la fenêtre.
-          Mais on ne respire pas ici ! il fait extrêmement chaud ! comment as-tu fais pour fermer l’œil dans ces conditions ! Elle ouvrit l’armoire de la chambre et s’empara d’un drap de lin.
-          Tiens, tu auras beaucoup moins chaud avec celui-ci. Elle plia l’autre couverture et la rangea dans l’armoire, Eva s’était déjà couverte des pieds à la tête.
-          Je n’ai pas faim Maman…je suis fatiguée… éteint la lumière sil te plait. Eva parlait lentement les yeux clos.
-          Vraiment ! tu es sure ? j’ai préparé une salade grillée comme tu aimes avec du poisson fumé. Allez ma fille, viens manger quelque chose je t’en prie !
-          Merci maman… une autre fois, je suis épuisée.
-          Très bien… Marissa m’a raconté ce qui s’est passé tout à l’heure… c’est étrange que Rayane agisse ainsi… sa mère réfléchissait une seconde. Enfin ! peu importe ! n’oublie pas demain dix heures, bonne nuit ma puce. Elle embrassa sa fille sur le front et s’éclipsa en fermant cette fois-ci la porte derrière elle.
Eva se rendormi aussitôt le ventre noué par peur de retourner dans ce cauchemar abominable, ce ne fut pas le cas puisqu’elle s’endormie profondément durant les treize heures qui suivirent.

Elle se réveilla avec un mal de crâne harassant, il était huit heures trente. Ne perdant point un instant, elle prit sa douche et enfila une charmante robe en coton violet qui arrivait aux genoux, des motifs délicatement fleuris de couleur bleu nuit égayaient le vêtement. Se dépêchant à la cuisine personne n’était réveillé ou bien personne n’était là, elle se prépara un cacao et tartina deux tranches de pain grillées de confiture de figues. Dix heures moins le quart, elle n’était pas pressé de partir, le seul fait de penser à Rayane était une excuse pour ne pas se rendre chez les Herat. Néanmoins, il fallait qu’elle se rende chez la couturière pour sa mère, celle-ci n’avait put s’y rendre d’elle-même, elle préparait les tenues de chacun des membres de sa famille pour le dîner royal. 
Eva prit la robe dans sa housse et se dirigea vers la luxueuse demeure, celle-ci était voisine de la leur, séparée par l’immense jardin qui jouxtait leur propriété, il touchait même de quelques mètre carré la maison des Ashimine, les Herat leur en avait cédé gracieusement cette partie du terrain.
Arrivée devant l’immense villa, Eva tira la grimasse, ils étaient si riche… mais si bons à la fois, une partie de leur fortune était destinée au plus démunie. Tous les deux mois ils chargeaient leur personnel de délivrer à chaque famille plusieurs cartons de denrées alimentaires et la somme de cinquante renies. Toute la population de Maroubila appréciait énormément cette famille de marchand qui avait fait fortune dans l’exportation d’armes légères.
L’allée qui menait à la gigantesque porte d’entrée en chêne, était dessinée par des petits galets multicolores au sol. Eva avança jusqu'à la porte, un petit carillon en bronze y était suspendu tout prés, l’instrument sonna sous les gestes incertains de va et vient. Elle attendit quelques minutes personne n’avait répondu, elle agita l’instrument une seconde fois lorsque la porte s’ouvrit nerveusement, Rayane se tenait raide comme un piquet, les sourcils fronçaient. Il l’a toisa un instant et se mordit la lèvre.